Patrick Bruel à Lille le 24/10/06
28/10/2006 20:35 par bouchon
C’est mon 2ème concert de Patrick Bruel ; le 1er c’était lors de la tournée « rien ne s’efface » en l’an 2000 et j’avais beaucoup aimé J
De toute façon Bruel c’est quelqu’un que j’apprécie depuis très longtemps aussi bien comme chanteur (sauf la période Bruel mania et les chansons qui sont associées) que comme comédien (avec un grand PLUS pour « l’union sacrée » et « K »)
… donc me voilà à nouveau ce 24 octobre 2006 dans les gradins du Zénith de Lille pour voir et surtout entendre Patrick J
Très bien placée : 5ème rang plein centre. Voisine très sympathique … on parle un petit peu …elle, c’est la 1ère fois qu’elle vient le voir
Concert qui débute vers 20h45.
Un grand rideau noir cache la scène ; Patrick arrive guitare en bandoulière sur une version acoustique de « alors regarde » et vers le milieu de la chanson, levée de rideau sur l’orchestre et le décor … une nouvelle fois c’est Dimitri Vassiliu qui signe les lumières ;o)
Pendant tout le spectacle Patrick retrace son parcours depuis son enfance jusqu’à maintenant … c’est pas pour rien que son nouvel album s’appelle « des souvenirs devant… » ;o) ; il nous parle de sa mère, de sa femme , de ses enfants, de ses potes , de ses conquêtes, des événements qui l’ont marqués … et pour ne pas perdre le cours de tout cela il se fait aider par un prompteur .
Il enchaîne les titres :
- j'm'attendais pas à toi
- je fais semblant
Je sais plus si c’est à ce moment là mais il nous parle des blagues sur les blondes … qu’il faut arrêter avec cela ; non pas que ça le dérange parce que sa femme est blonde mais parce que quand il rentre à la maison il est obligé de les expliquer à sa femme lol
- dors
- raconte-moi
- pour la vie
- j'te l'dis quand même : au piano
- décalée
- combien de murs : cette chanson je l’adore J
- adieu … que dire sinon que c’est un moment de très grande émotion … silence religieux dans la salle … seulement la voix de Bruel et le son du piano …
Après ces 2 chansons graves, il poursuit par quelques morceaux plus légers :
- gosses en cavale : il fait un petit aparté sur la star’ac … que si à son époque ça avait existé il aurait tout fait pour y aller … et puis se moque des profs : qu’auraient dit Raphie et Kamel à Brassens, Brel, Piaf : « trop statique, tu en fais trop, trop de grimaces … »
- help : hommage à John Lennon
- panne de mélancolie : reprise en chœur par tout le public («si celle là vous la connaissait aussi bien, faut pas demander celles qui arrivent ! »)
- elle voulait tout : en guise d’introduction, il nous parle de sa déception amoureuse lors du tournage du film « le Jaguar » avec Reno lol
- mon amant de Saint Jean version latino
- place des grands hommes : LE grand classique
- au café des délices : speach sur la mixité
- casser la voix... celle là rien à faire je l’aime définitivement pas L
1er rappel
-la lettre au père noël
Puis il s’installe seul au piano … et vient le moment de LA SURPRISE … on sort tous notre petite feuille distribuée par les fans à l’entrée du Zénith et on l’agite pour qu’il comprenne qu’on veut chanter et là pas besoin de lui faire un dessin …
« Patrick : vous voulez pas que je chante ?
Le public : Noooooon
Patrick : vous voulez chanter ?
Le public : Ouiiiiiii
Patrick : et vous voulez que je vous accompagne au piano ?
Le public : Ouiiiiiii »
Il récupère les paroles :
« Vous voulez que je vous aide à démarrer »
… et c’est parti pour la chanson sur l’air de « A tout à l’heure » … heureusement que pour le premier couplet et le 1er refrain, il était là pour nous aider mais après on enchaîne comme des pros … nickel chrome J
Il avait l’air très ému mais bon, faut pas oublier qu’il est aussi comédien ;o) et puis il dit que ce n’est pas pour faire dans la démagogie mais que c’est le meilleur concert qu’il ait jamais fait … mais je suis sure qu’il dit cela à chaque fois ;o)
Et puis moment d’autopromotion ;o) « il n’y a encore rien de fait, mais mon petit doigt m’a dit que je vais revenir au printemps prochain à Lille »
Reprise du cours normal du spectacle :
- j'te mentirai : seul au piano
- qui a le droit : seul encore
… 2 beaux moments de communion avec le public
2ème rappel
- marre de cette nana-là
Présentation des musiciens avec une histoire de veste que son batteur aurait perdue en boîte à Douai et qu’il aurait été récupérer à 5h du mat chez une fille … apparemment private joke
- qu'est ce qu'on attend pour être heureux?
Il quitte à nouveau la scène
3ème rappel et là tout le public reprend à capella « qui a le droit » … à nouveau beaucoup d’émotion…
- ma maison de papier (version guitare acoustique) : comme pour Adieu silence religieux … à la fin de la chanson, la musique continue et il quitte la scène avec sa guitare en bandoulière … voilà c’est la fin !!!
C'est parti pour un petit résumé ....
J'arrive tranquilou vers 17h30/ 17h45 ; pas encore beaucoup de monde et je suis encore dans les barrières : nickel ! je vais être bien placée .... l'attente se fait un peu longue . Je papote un peu avec une dame qui vient de Lens et qui me demande comment est la salle et où il faut passer pour être bien placé .Enfin vers 19h00 la sécurité arrive et les portes ouvrent ... vite je file direction gradin après avoir saisi au passage un baton fluo (je suis pas une adepte de la fosse ;o) ) et me trouve une place 2ème rang en face de la scène , juste en dessous du carré VIP.
1ère partie : un gars de la réunion Davy Sicard . J'ai bien aimé ... très à l'aise même si au début il semble très impresionné ,belle voix , pas d'orchestre (uniquement guitare acoustique) ; il parle pas mal , fait un peu de promo pour son passage à l'Européen le 8 novembre et pour son disque "ker maron" déjà dans les bacs .
Attente : un gars dans les gradins arrive à faire gueuler tout le Zénith lol puis lance quelques ola mais là ça a plus de mal à suivre ...
Enfin vers 21h00, les musiciens arrivent sur scène et Bénabar entame la soirée avec "Tu peux compter sur moi" . Il enchaine (dans le désordre) avec Dis lui oui, La berceuse , Le diner , Maritie et Gilbert Carpentier, Quatre murs et un toit, Le cahier de solfège, les majorettes,Qu'est ce que tu voulais que je lui dise?, Bruxelles, Le méchant de James Bond , Les épices du souk du Caire, Le porte monnaie, L 'adolecente (c'est tellement vrai! avec un dialogue mère -fille sur la musique de Carmina Burana) ... Au 1er rappel il est revenu s'installer au piano pour La pierrade ( là il part dans un délire où il nous parle de l'absurdité des yaourtières, des sorbetières ... qu'on peut acheter à Darty mais que nous forcèment on ne connait pas parce qu'on habite dans un coin reculé de la France * huée* lol ) et le vélo avec beau trou de mémoire en plein milieu ... en fait il a commencé à nous parler pendant la chanson et au moment de reprendre il savait plus du tout où il en était ni dans la musique , ni dans les paroles mais finalement est bien retombé sur ses pattes ;o) En tout 3 rappels :o))
Public ***: tout de suite à fond ... il a pas eu besoin de le chauffer et en plus pas d'hystériques ;o)
Bénabar *** : une pêche d'enfer , monté sur ressort , énormèment d'humour ... un vrai showman
Musiciens*** : ils sont bien 9 ou 10 : guitare, batterie, basse, piano/clavier , violoncelle,violon, buggle,trombonne, saxo , accordéon ... et surtout il faut aussi les regarder car le spectacle ils le font aussi (chorégraphie & Cie lol)
Soirée : *****
Aussi libre que moi ... clip très sensuel ....
cliquez sur ce lien pour voir Calo et Obispo ou allez lire le commentaire : c'est de la bombe !! 
http://www.dailymotion.com/video/x5tp8_calogeropascal-obispo-la-bombe-huma
La prochaine édition des Enfoirés aura lieu à Nantes, au nouveau Zénith du 24 au 29 janvier 2007.
Toutes les infos sur le site des enfoirés www.enfoires.fr.
... Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux la belle et sombre veuve
Ne l'eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.
Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez, sublimes animaux !
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
- Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur !
Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler.